« Ce jubilé met la lumière sur nous »
Mon fils Antoine fait partie de la pastorale des personnes handicapées du département du Doubs. Avec son groupe, cela fait plusieurs mois qu’il se prépare à venir au jubilé, à Rome. Je n’étais pas censée venir mais le responsable de la pastorale, Christian, m’y a encouragée.
Je travaille dans une structure auprès de personnes autistes et il m’a dit que ça pourrait me porter et m’aider à trouver ma voie. La mort du pape François nous a peinés. Antoine était triste en l’apprenant. Je me souviens l’avoir entendu s’exclamer: «Oh, non, il ne nous a pas attendu!» Mais ce pèlerinage m’apaise beaucoup. Je goûte à une forme de paix intérieure et d’espérance.
La croix n’était finalement pas si lourde à porter. On a réussi. En fait, malgré le handicap, on peut aller loin!
Antoine est atteint d’une maladie orpheline, d’origine génétique. Il lui manque un bout du chromosome 12, ce qui entraîne plusieurs handicaps. Il a notamment des problèmes au dos. J’ai moi-même des soucis de santé.
Quand notre groupe nous a proposé de porter la croix en bois, que le jubilé nous prête pour prier et franchir la porte sainte de la basilique Saint-Pierre, j’ai eu peur de cette responsabilité. Je ne voulais pas au début. Finalement, ça a été un moment très fort pour nous deux. Le groupe nous a porté. On chantait. C’était joyeux comme instant. La croix n’était finalement pas si lourde à porter. On a réussi. En fait, malgré le handicap, on peut aller loin!
Ce jubilé met la lumière sur nous, personnes handicapées et proches. L’événement témoigne de l’inclusion en devenir dans l’Église.