Critique

Faire face

cdelagoutte
Publié le   à 16h52
2 min
Faire face

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L’histoire.

Carol et Guy forment un couple de danseurs prometteurs. Un mariage, un engagement dans un grand music-hall, un avenir radieux s’ouvrent à eux. C’est alors que Carol est touchée par une crise de poliomyélite foudroyante, qui vient remettre en cause tous leurs projets.

L’avis d’O&L.

Ida Lupino, scénariste et actrice, est l’une des rares femmes réalisatrices dans l’Amérique des années 50. Arte met actuellement en ligne quatre de ses films, dont Faire face, sorti en 1949, son deuxième opus. Tourné en partie dans un centre de rééducation avec des médecins et des patients, ce long-métrage inspiré d’une histoire vraie est d’une grande authenticité. Ida Lupino qualifie elle-même ses films de «documentaires». Ses longs plans-séquences permettent au spectateur d’éprouver une forte empathie pour les personnages. Colère, résignation, acceptation, l’héroïne est traversée par toutes les émotions que peut ressentir une personne quand la maladie la frappe de plein fouet. On suit sa reconstruction avec ses hauts et ses bas, ses moments d’abattement et ses retours au combat. Le film montre également avec finesse tout ce qui se joue au sein du couple, mis à mal par l’irruption du handicap. Mélo sans être larmoyant, Faire face est une ode au courage et à la résilience. Il offreune plongée dans le cinéma noir et blanc des années 50, avec son ambiance si particulière, ce qui ajoute à son charme. Une belle découverte!

Christel Quaix

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