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Je m'abonneIsaac Asimov, un auteur américain, a inventé un monde où les robots deviennent une réalité quotidienne. Dans ses nouvelles et romans écrits à partir des années 1950, la frontière entre humains et robots devient difficile à percevoir.
Parmi eux, un court récit a attiré mon attention. L’histoire se passe dans un monde où les humains sont servis par de nombreux robots domestiques. Dans les cercles de la haute société, une femme fait preuve d’un sens artistique reconnu de tous.
Alors que l’uniformité domine, il y a dans sa maison une note d’originalité, un « quelque chose » que les autres n’arrivent pas à imiter, et qui font sa réputation. Un jour, un réparateur de robot vient lui dire qu’il a détecté une erreur de programmation dans un de ses robots, et sans lui demander son avis, l’a corrigé. Patatras ! Ce robot mal programmé était en fait celui qui arrangeait la maison avec un sens artistique hors du commun !
« Programmer sa mort, sélectionner des embryons, ce n’est pas de la science-fiction. »
Cette parabole est un miroir tendu à notre présent. Nombreuses sont les personnes fascinées par la programmation génétique, par l’IA, la maîtrise de la vie, de son début à sa fin. Programmer sa mort, sélectionner des embryons, ce n’est pas de la science-fiction. C’est notre réalité. Cette histoire d’Isaac Asimov vient perturber cette fascination.
Et si ce que nous voyons comme des erreurs de programmation étaient en fait des variations qui permettent la créativité, la singularité ? Non pas la « singularité » prônée par le courant transhumaniste, qui utilise ce terme pour désigner l’avènement d’une super-intelligence à la croisée de l’humain et de la technologie. Non. La singularité de chaque vie humaine. Celle qui est conçue, qui nait, grandit, traverse des joies et des épreuves, et meurt.
Le Pape Léon XIV l’a rappelé dans son encyclique « Magnifica Humanitas » tout récemment : « Si l’être humain est traité comme un matériau à perfectionner ou à surpasser, il devient alors plus facile d’accepter que certains soient considérés comme moins utiles, moins désirables, moins dignes. »
Dans le jeu du Monopoly, on peut tirer une carte «erreur en votre faveur». Et si notre vulnérabilité humaine n’était pas une erreur à corriger, mais un bien à cultiver ?
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